Boucherie Bourdin a entrepris des travaux de rénovation en intégrant, dès la phase de conception du projet, la prévention des risques professionnels et en y associant l’ensemble des salariés dans une démarche participative.

Philippe Bourdin, gérant boucherie Bourdin

« La boucherie Bourdin qui est située à Paris dans le 18ème arrondissement, on est là depuis 2005. C’est une entreprise artisanale de boucherie, on travaille les carcasses nous-mêmes, on …, moi je choisis la marchandise à Rungis et puis on s’occupe de tout ce qui est préparation et vente sur place dans l’établissement. On a réfléchi à tout ce qu’on pouvait faire pour améliorer les conditions de travail des salariés, améliorer le travail au quotidien, donc ça était une réflexion avec la Cramif pour voir qu’est ce qui fallait qu’on améliore ».

Agnès Grimoin, contrôleur sécurité Cramif

« J’ai travaillé avec Monsieur Bourdin sur la compréhension des objectifs dans la conception pour réduire les troubles musculo-squelettiques. Tous les jours, à chaque fois qu’il voyait des gestes qui étaient contraignants, il les a notés sur son calepin pour réduire ce geste là si c’était possible. Du coup, il a fait intervenir un artisan qui lui a permis de travailler de concert ».

José Manuel Dias Veloso, gérant DVP Menuiserie

« La Cramif, ils sont venus me voir au moment que j’étais en rendez-vous avec Monsieur Bourdin pour voir mon projet avec l’implantation, les normes de travaux. Parce qu’il y a des normes à respecter pour que les gens se blessent moins, ils ont moins de mal au dos ».

Philippe Bourdin, gérant boucherie Bourdin

« On a sensibilisé les salariés sur le projet qu’on allait réaliser, dire moi j’avais mes idées, je leur ai aussi demandé de réfléchir à ce qu’ils voulaient améliorer au quotidien et ce qu’on pouvait faire par rapport aux travaux qu’on a réalisé ».

Nicolas Ramousse, apprenti boucher

« Il y a beaucoup de bouchers qui ont des maladies du dos. On a longuement discuté avec Monsieur Bourdin pour diminuer les risques, il a … , il nous a posé des questions et il a vraiment écouté notre avis, mais je trouve que c’est bien qu’il nous a écouté parce que c’est son personnel qui travaille donc on est directement impacté par les travaux ».

Philippe Bourdin, gérant boucherie Bourdin

« A la caisse, on a mis un siège ergonomique pour que la caissière ait une position plus stable et avoir moins mal au dos. On a changé le plan de travail, on a retiré le marbre qui était là pour mettre une résine, ce qui est beaucoup plus confortable et moins froid l’hiver. On a ajouté un vitrage en protection du vent et du froid également pour l’hiver ainsi qu’un chauffage qui a été mis sur la caisse pour le confort de la caissière pour préciser qu’on est en boutique ouverte et que, l’hiver, le froid rentre dans le magasin.

Là, on a calculé la hauteur où on allait ranger nos jambons avec Madame Grimoin de la Cramif, pour que justement, on ait une posture beaucoup moins contraignante pour les attraper. C’est des morceaux qui sont lourds, on les amène sur une machine à jambon sur laquelle on a adapté la hauteur du plan de travail justement pour être à un niveau, qu’au niveau des épaules, on puisse travailler sans contrainte physique. Et on a également créé un rayon froid supplémentaire en hauteur pour attraper plus facilement des saucissons qui avant, étaient beaucoup plus inaccessibles qu’ils ne le sont actuellement.

Sur les plans de travail qui sont là, on a par exemple, coupé l’angle là, ce qui permet de moins se cogner lors du passage puis que l’angle pointu ici était assez contraignant. La hauteur des balances a aussi été calculée sur le plan visuel par rapport aux écrans et les billots qu’on a là pour servir la clientèle sont amovibles, ce qui nous permet de pouvoir les déplacer facilement et d’avoir un accès dans la vitrine qui est beaucoup plus confortable.

Comme dans toute la surface du magasin, on a mis du carrelage antidérapant qui a été positionné carreau par carreau pour éviter les contraintes de nettoyage sur les bords des murs.

« Dispositif de nettoyage intégré dans le meuble »

Après, au niveau des meubles, tous les meubles sont à tiroir pour faciliter l’accès et moins avoir à se baisser pour aller dans le fond des placards comme c’était le cas auparavant. Et, au niveau de l’éclairage, on a mis des variateurs de lumière pour baisser un petit peu l’éclairage quand on est dans les périodes de préparation pour que ce soit moins agressif au niveau visuel.

Dans le côté laboratoire, on a investi également dans un four assez performant qui a l’avantage d’être autonettoyant, c’est aussi un confort de travail pour tout le monde : avant, il fallait se mettre à quatre pattes pour nettoyer l’intérieur du four, aujourd’hui ça c’est fini. Et on a remplacé tout le dessus de la gazinière par des plaques à induction qui sont beaucoup plus faciles à nettoyer moins contraignant, on a beaucoup moins à frotter pour nettoyer toutes les plaques.

Les clients, par rapport à la rénovation du magasin, sont contents. Ils sont contents d’avoir un beau magasin, on a changé l’éclairage, on a changé toute la décoration donc, c’est le projet en général qui redonne une revalorisation au commerce. La Cramif, on est surpris de voir jusqu’où ils vont dans leur projet pour nous aider à améliorer notre quotidien et le quotidien de nos salariés ».